17 jours sur le sol Néo-Zélandais


Publié par Jean Faraco le 3 février 2019 | Laisser un commentaire

Ce samedi 05 Janvier 2019 à 20h00 nous avions pris, après 12 mois de préparatifs et de “stress”, l’avion à l’aéroport de Paris Charles de Gaulle pour nous rendre à Christchurch en Nouvelle-Zélande.

Ce fût en effet un voyage de plus de 28h00 dont 6 en transit à l’aéroport de Changi à Singapour pour finalement toucher le sol Néo-Zélandais le lundi 07 janvier à 10h40 (décalage horaire oblige).

A notre arrivée et compte tenu de la nature de nos bagages, matériel de pêche, mouches, chaussures, waders et autres équipements divers, nous ne pouvions pas échapper au contrôle douanier. En effet, la Nouvelle-Zélande pratiquant un contrôle sanitaire accru pour préserver son territoire, il nous a fallu déballer tous nos effets pour un examen approfondi.

Une fois “ce périple” passé sans encombre, nous avons pu récupérer au sein même de l’aéroport, notre Toyota RAV4 boîte auto et volant à droite, préalablement réservé sur internet.

Deux nouveautés, boîte auto et volant à droite, que je n’ai pu m’empêcher de laisser à Manu “le plaisir” de découvrir et, qui soient dites en passant nous ont procurés, notamment dans les ronds points, quelques petites frayeurs sur le trajet nous menant à notre hébergement.

Un hébergement également réservé au préalable sur internet dans un petit camping de Christchurch, du type “Park Motel” avec clim, ventilateur, terrasse, barbecue gaz, etc…

Une fois installé, nous avons consacré la fin de cette première cette journée à la réalisation de quelques courses indispensables à notre séjour et à un peu de détente bien mérité.

Notre séjour avec un guide Français ne débutant que le jeudi, nous avons eu tout loisir de découvrir les jours suivant les alentours de Christchurch à la recherche de dame truite.


En ce mardi 08 janvier, pour notre première journée de pêche nous nous sommes dirigés sur la Ashley River vers Rangiora où nous aurons l’occasion de deviner quatre poissons sans pour autant arriver à les prendre dans ces eaux claires et basses. Le soleil me brûle déjà les oreilles et le dessus des mains, alors que la température n’est que de 17° pour un ressenti annoncé à 25°.

Le lendemain nous réessayons la Ashley River, mais cette fois au départ des gorges.

Le décor est splendide, mais aucune activité concernant dame truite ne viendra nous mettre en émoi.

C’est donc un peu perplexe que nous décidons de rentrée de bonne heure pour finaliser quelques courses, rendre la voiture, réaliser nos lessives et refaire nos valises pour partir en guidage avec Serge le lendemain matin.

A ce moment-là, tous nos espoirs d’un séjour réussi ne reposaient plus que sur ses épaules…


Le jour n’était pas encore levé en ce jeudi 10 Janvier 2019, lorsque nous nous sommes réveillé pour finaliser nos bagages en vue d’un “périple” de 10 jours en compagnie de Monsieur Serge Bonnafoux, guide de pêche français vivant en Nouvelle-Zélande.

A son arrivée les présentations furent brèves et nos bagages chargés en toute hâte à l’arrière de son 4×4 puisque la journée semblait s’annoncer chargée et que nous avions devant nous, 10 jours pour faire plus ample connaissance…

Pour cette première journée nous pêcherons la Boyle sous la pluie accompagné d’un vent fort et d’une température extérieure de 29° pour au final, et au vu des statistiques, nous laisser quelque peu perplexe.

En effet sur cette seule journée, nous avons pu admirer dix-sept poissons actifs, en rater onze pour n’en prendre que deux… eh oui que deux, mais quels poissons… !

Sur cette fin d’après-midi, nous reprenions la route sous le soleil en direction dans un premier temps, d’Hamer Spring afin de récupérer du matériel chez Serge, puis dans un second temps, la direction d’un refuge en montagne pour notre première nuit de guidage.

Arrivés au refuge, nous ne sommes pas seuls car en effet d’autres baroudeurs sont déjà installés et dans le bâtiment voisin, celui du département de la conservation, les filles (chercheuses en botanique) rentrent de leur exploration.

L’ambiance sera bon enfant et chacun trouvera rapidement ces marques telles que Serge à la cuisine et Manu à la distribution de l’apéro !


Vendredi 11 janvier, levée à 6h00 pour un départ à 7h15 en direction d’une nouvelle rivière…la Alma. C’est par des “routes” chaotiques (chemin de terre), des franchissements de ruisseau et la traversée d’étendue immense où seule vache, lièvre, chamois et autres cervidés se prélassent, que nous découvrirons cette magnifique rivière qui sillonne ces plaines de montagne à 1100m d’altitude.

Lors de cette magnifique et chaude journée, nous avons eu l’occasion de voir sept poissons qui nous donnerons quelque peu du fil à tordre puisque, en effet, même si nous avons eu la chance d’attaquer tous ces poissons, seuls deux beaux spécimens de plus de 60 cm finiront dans l’épuisette pour la photo souvenir.

Vers 15h30, nous étions à plus d’une heure de marche de la voiture, il était donc temps pour nous de rentrer.

Ayant rejoint “la route” la plus proche et à peine dix minutes de marche sur celle-ci, nous avons eu un énorme coup de bol ! Un pickup passant par là, nous pris en caisse et dans un nuage de poussière nous ramena en moins de vingt minutes à notre véhicule. Sur le trajet du retour il planait, comme un petit ouf de soulagement.

De retour à la voiture, le matériel chargé et des images plein les yeux, nous reprenons la route d’Hamer Sprint pour quelques courses, puis direction le camping de Reefton.


Il est 7h00 en ce samedi 12 janvier et après une bonne nuit de sommeil et un bon petit déjeuner, nous nous dirigeons sur un premier pool qui semble a priori déjà pris aux dires de Français (oui, oui des Français en camping-car !) très mécontent de s’être fait prendre ce pool pendant leur sommeil. Du coup, Serge décide alors de nous amener sur la Redjack et c’est en chemin que nous ferons la rencontre inespérée de Dave et Amélia Jensen, deux Canadiens et amis de Serge, connu pour leurs vidéos de pêche réalisées en Nouvelle-Zélande.

Nous passerons toute la journée sur cette superbe rivière à pêcher un ensemble de pool magnifique où nous aurons l’occasion de voir pas moins de vingt-cinq poissons de 35 à 60 cm.

Malgré des ratés et des casses (en 18/100 !), c’est une quinzaine de beaux poissons combatifs qui, une fois l’adrénaline retombée, nous ferons la joie, le temps d’une photo, d’immortaliser cette belle journée.

Aujourd’hui nous avons joué les prolongations car il est 19h00 et il est grand temps de rentrer au camping de Reefton.


Dimanche 13, départ 7h45 pour pêcher une résurgence à proximité d’Ahaura, dont l’accès est privé et appartient paraît-il à un pilote d’hélicoptère employé parfois par des guides de pêche, lors de trips réalisés hors des sentiers battus ; ce fût un parcours de pêche quelque peu difficile de par l’abondance d’herbier en son lit étroit et sinueux.

Après deux beaux poissons pris à vue, je laisserai mon train de mouche sur une dorée prise dans un herbier.

En effet, après bien des efforts pour me rapprocher d’elle canne haute, de l’eau jusqu’au nombril et sa queue à portée de main, celle-ci se retourna et me cassa.

Plus tard je ferais monter un quatrième poisson qui lui se décrochera au ferrage.

Il est 16h00 et la pluie annoncée est là, du coup nous décidons de rentrer sur Reefton.

À la fin du dîner on frappe à la porte…, qui cela peut-il bien être car nous sommes en Nouvelle-Zélande et bien loin de toutes connaissances…? C’est Abdoul un pêcheur Français originaire du haut Doubs et grand amateur de pêche en Nouvelle-Zélande. Il a reconnu la voiture de Serge qu’il connaît bien et se trouvait à passer la nuit dans le même camping que nous.

L’occasion pour lui, indépendamment de ces récits de pêche, de nous relater une bière à la main, sa rencontre avec Serge lorsqu’il s’est fait dérober toutes ses affaires pendant un séjour en Nouvelle-Zélande.


Les grosses pluies d’hier soir sur Reefton et ses alentours, nous obligent en ce lundi matin à redescendre plus au sud de la côte ouest pour y trouver du beau temps.

Arrivés sur la west coast nous découvrons la Nicholas creek, une très belle rivière au fond tapissé d’herbiers rendant la pêche à vue quelque peu délicate.

Toutefois nous parviendrons à tirer notre épingle du jeu en mettant à l’épuisette sept beaux poissons sur quinze ; pour les huit autres, ce sera la casse de mon hameçon n°10 sur un ferrage ainsi que notre manque de discrétion et de précision qui joueront en leur faveur.

Ce soir nous devons dormir chez Teddy, un ami à Serge, qui propose un hébergement “grand luxe” dans son exploitation bovine sur Middlebranch Road, mais avant cela, direction Hokitika pour boire une bonne bière au pub et profiter d’une connexion wifi pour s’informer sur les conditions météorologiques à venir.


La nuit a été des plus reposantes dans ce petit pavillon tout confort avec un levé à 7h00 (ce qui nous change car d’habitude c’est l’heure où l’ont part !). La raison en est simple, aujourd’hui nous pêcherons à proximité du pavillon sur la Toaroha et la Kokatahi.

C’est sous le soleil que nous passerons cette journée de mardi dans un cadre magnifique et des eaux toujours aussi transparentes et ce ne seront pas moins de onze poissons que nous attaquerons à vue sur cette rivière, dont un qui prendra la fuite suite à un ferrage tardif, trois autres tenus mais décrochés et sept mis à l’épuisette !

Notre pourcentage de réussite en hausse, c’est satisfait que nous rentrons au pavillon pour nettoyer le matériel et faire un peu de lessive.

Vers 18h30, et tout comme la veille, nous prendrons la direction d’Hokitika pour boire une bière au pub et vérifier la météo du lendemain ainsi que le niveau des rivières.


Mercredi 16 janvier à la recherche de pool intéressant, nous nous sommes rendus sur la Styx où nous n’y avons vu que trois poissons de la matinée pour un seul mis à l’épuisette !

D’après Serge, il semblerait que des pêcheurs soient passés avant nous.

Du coup, après notre petit déjeuner rapide et champêtre habituel, Serge décide de nous emmener passer l’après-midi sur la Arahura.

Lors de ce bel après-midi, nous y verrons neuf poissons et parviendrons, en dehors des mises en fuite et autres casses, à prendre quatre beaux spécimens sous un soleil brulant.


En ce jeudi 17 janvier 2019, l’objectif étant de retourner sur Reefton ce soir, nous quittons notre petit pavillon avec nos bagages.

Après un petit au revoir à “ma copine” à quatre pattes, nous reprenons la route en direction de la Crooked River pour une autre grosse journée avec dame truite.

Vingt trois poissons croiseront notre chemin et seulement quatre rejoindront le fond de nos épuisettes !

En effet, nous n’avons pu attaquer que seize poissons sur vingt-trois, dont cinq ne daignerons même pas s’intéresser à nos sèches et nymphes, quatre recracheront illico nos imitations et trois se décrocheront dans la précipitation due à cette exaltation que procure cet abondance de truite sur ce parcours.

Sous ces fortes chaleurs, la fatigue se fait de plus en plus sentir et c’était sans compter la frénésie des Sandfly…


Ce 18 janvier à 7h00 du matin, c’est par un temps couvert que nous nous sommes rendus sur la Moonlight Creek où seuls quelques gobages épars en début de matinée nous ont tenu en haleine.

Bien que le soleil ait fait son apparition en fin de matinée avec un bon 27°, nous avons eu beaucoup de mal à prendre trois poissons sur quatorze repérés et très craintifs.


Pour ce 10ème et avant-dernier jour de guidage, Serge nous propose compte tenu du mauvais temps annoncé pour cette journée, une partie de pêche au lac Poerua.

Le mauvais temps annoncé fût bien au rendez-vous et malgré cinq ou six poissons aperçus entrain de marsouiner dans 50 cm d’eau la queue en l’air, créant des remous sur la surface du lac criblée par la pluie, pas un poisson ne viendra compléter notre album photo…


Pour notre dernier jour de guidage, nous quittons définitivement Reefton avec nos valises à 6h45 pour être en pêche sur la Boyle vers 8h30 et profiter, sur le chemin du retour à Christchurch, d’un dernier moment de pêche en compagnie de Serge.

A cette occasion, nous verrons huit poissons que nous essayerons d’attaquer chacun notre tour sans grand succès car le vent est non stop vers l’aval et les poissons peu enclins à jouer avec nous.

Après le déjeuner Serge reprit la route pour nous ramener au camping de Christchurch, à l’endroit même où nous avions, ce jeudi 10 Janvier 2019, fait sa connaissance.

Arrivé au camping vers 16h30, il était venu le temps pour nous de ce dire au revoir et de récupérer notre Park Motel délaissé 11 jours plus tôt au North South Holiday Park, 530 Sawyers Arms Road, Christchurch, Canterbury 8051, New Zealand.

Une nouvelle fois installé dans notre hébergement et après avoir pris une bonne douche, c’est à pied qu’il nous faut aller à l’aéroport pour récupérer la voiture (notre superbe RAV4 boîte auto et volant à droite), pour pouvoir aller faire quelques courses au New World.

Après toutes nos “urgences” traitées, nous nous sommes offert, avant de rentrer dîner, un petit moment de détente au bord de l’océan Pacifique (les pieds dans le sable et une bière à la main).


Lundi 21 janvier, lever 5h30 comme maintenant une bonne dizaine de jours avec pour objectif pour notre dernière journée de pêche, de nous rendre sur la Rakaia après l’achat dans un fishshop de quelques modèles de cigales.

La pêche sans guide en Nouvelle-Zélande s’avéra pour nous des plus complexes et à défaut de pêcher la Rakaia, nous nous sommes retrouvé sur la Hororata sans savoir vraiment ou nous étions.

Cette journée s’acheva par un capot identique à nos premiers jours sur le territoire Néo-Zélandais mais nous a permis de découvrir de magnifiques paysages.


Cette journée de mardi nous l’avons consacré à la visite de la ville de Christchurch, à nos emplettes (petits cadeaux souvenirs) et à nos diverses lessives histoire de rentrer en France avec des effets propres !

Ce soir la voiture est rendue et nous avons regagné le camping à pied histoire de faire un peu de marche…lol !


Ca y est, nous y sommes… mercredi 23 janvier et 17ème jour sur le sol Néo-Zélandais et c’est avec un peu de mélancolie que nous nous préparons à rentrer en France. Notre avion est prévu à 12h00 et notre arrivée en France via Singapour, demain jeudi à 7h15. Snif…!

L’escale à l’aéroport grandiose de Changi à Singapour.


Paris Charles de Gaulle ce jeudi 24 janvier, nous posons les pieds sur le sol Français à l’heure prévue avec des souvenirs plein les yeux et des rêves plein la tête….

Encore un grand merci à Serge Bonnafoux, Membre et Président de l’Association des guides de pêche professionnels de Nouvelle-Zélande (NZPFGA), pour son immense patience, sa gentillesse et son professionnalisme.